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Beyrouth a été selectionnée capitale mondiale du livre pour l'année 2009. Les activités debuteront en avril 2009 et jusqu'à avril 2010. des formulaires de proposition de projets sont disponibles sur le site de ministère de la culture : www.culture.gov.lb

Les objectifs de l'année sont : la promotion de la lecture, le développement de la chaîne du livre et la mise en valeur de la diversité culturelle libananise.

Soyez nombreux à proposer des activités innovantes !

Pourquoi ce blog

Créé dans l’urgence, durant la période de guerre qu’a vécue le Liban, ce blog, initiative militante, se proposait de sensibiliser aux dégâts causés par les opérations militaires israéliennes aux infrastructures culturelles libanaises et plus particulièrement aux bibliothèques, et de devenir un instrument de communication pour ces bibliothèques et les besoins en aide qu’elles requièrent. Le blog a reçu un accueil qui a dépassé nos espoirs. De nombreux messages de solidarité et des offres de soutien nous sont parvenus, pour lesquels nous vous remercions chaleureusement. Un dossier  a été constitué, comprenant une estimation financière des dommages et des besoins et l’élaboration d’un projet de réhabilitation et de réactivation des bibliothèques touchées par l’agression. Nous en publions des extraits sur le blog et pouvons le communiquer en entier à la demande.
Pour le soutien de ces projets, les virements peuvent être effectués sur le compte de la "Maison du livre" :
 
 Banque:                      BNPI - Agence centrale Beyrouth
Adresse                      Bourj el Ghazal - Ring Fouad Chehab -
Beyrouth - Liban
 Titulaire                      La Maison du livre
Numéro de compte     N° 09365 655833 001 74 EUR
Adresse swift              BNPILBBX

Le collectif Bibliban comrpend : Marie-Hélène Bastianelli (mise à disposition du Ministère de la Culture du Liban), Hala Bizri (Hamzet Wasl), Ismail Chahine (Bibliothèque de Hermel) , Sawsan al Habre (Lebanese American University), Imad Hashem (Ministère de la Culture du Liban) Daniel Le Goff (Bibliothèque Francophone Multimedia de Limoges), Hilda Nassar (American University of Beirut), José de Raulin (Bureau du livre, Ambassade de France au Liban), Maud Stéphan (Université Libanaise), Nadim Tarazi (La Maison du livre)  et Elsa Zakhia (Institut Français du Proche Orient).

Contact : bibliban06@yahoo.fr


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état des lieux

Jeudi 17 août 2006

 

 

Liste des 30 bibliothèques fermées :

Aabra, Aachqout, Aaramoun, Aayn Aata, Aayn Baal, Aaytat, Aaytit, Al-Abbassiya, Al-Qaa, Baadarane, Babliyé, Barja, Barr Elias, Beyrouth-Bachoura, Beyrouth-Rmeil, Bint Jbeil, Choueyfat, Haret Hreik-Michel Nabaa, Haret Hreik-Municipalité, Jbaa, Nabatiyeh, Nabi Osman, Qabb Elias, Saadnayel, Saida-Centre Maarouf Saad, Saida-Mosquée Osseiran, Saida-Municipalité, Tripoli-Rue Thaqafa, Tyr, Zawter Al-Charqiyya,

 

Liste établie au 15 août

Par collectif bibliban
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Vendredi 18 août 2006
La Bibliothèque nationale du Liban avait déjà subi les ravages de 16 années de guerre de 1975 à 1991. En effet, outre les dommages causés à ses collections par les vols, le vandalisme des groupes armés, les mauvaises conditions de déménagement et d’entreposage des documents, l’institution même avait été suspendue, son équipe dispersée, ses bâtiments endommagés puis réaffectés à d’autres fonctions. 
Il a fallu 11 années, au sortir de la guerre civile, pour mettre sur pied un projet de réhabilitation de la Bibliothèque Nationale, 11 années pour intéresser les décideurs préoccupés par d’autres priorités de reconstruction, pour alerter sur le péril de perdre le patrimoine écrit, pour trouver un local provisoire, mettre sur pied un noyau d’équipe. Tout était à faire et rien n’était disponible : ni espace, ni moyens financiers, ni personnel, ni catalogue ou inventaire de l’existant. En 2003, ces efforts ont abouti au lancement d’un projet de réhabilitation de la BNL, avec l’aide de la coopération européenne, et qui visait à sauver les collections existantes, en préserver la mémoire, former le noyau d’une équipe compétente, refonder l’Institution publique, et préparer le programme architectural pour la future Bibliothèque nationale du Liban. En Juillet 2006 ce projet venait à terme, alors qu’un second projet, pour la construction, l’équipement de la BNL ainsi que le développement des collections, financé par l’Emir du Qatar, qui venait à point pour prendre la relève, n’a pas eu le temps d’être initié.
 
L’agression israélienne sur le Liban, outre les graves dommages  directs sur les vies humaines, les infrastructures et l’économie libanaise, a mis en péril un grand nombre d’institutions dans le pays. Elle compromet les efforts pour former l’équipe de travail qui risque aujourd’hui de se trouver dispersée. En outre la fermeture des locaux provisoires ne peut qu’endommager, par l’absence de ventilation et les coupures d’électricité, les collections qui avaient été si difficilement désinfectées, nettoyées, et restaurées. Il faut savoir aussi que les bâtiments qui devaient être affectés à la future BNL, après restauration et extension, sont devenus des lieux de refuges pour les déplacés. Enfin, la période transitoire, forcément prolongée, entre les deux projets de réhabilitation et de reconstruction (et les deux financements, européen et qatari) risque de créer un « vide institutionnel » périlleux pour les décisions d’urgence. Plus l’agression et la situation précaire se prolongent, plus la reprise du projet sera difficile.
 
Face à ce risque, le Ministère de la Culture et l’équipe de la BNL ont décidé de continuer malgré tout, d’assurer un minimum de présence, même risquée, afin de parer à toute urgence, de préparer les plans de sauvetage et faciliter toute reprise future. Il faut saluer leurs efforts et leur courage. Les Libanais ont déjà prouvé plusieurs fois leur dynamisme et leur volonté de vivre, leur capacité à toujours reconstruire, mais il est urgent que le Liban retrouve la normale pour lui permettre une fois de plus de se relever. 
Maud Stephan
Par Maud Stephan
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Lundi 21 août 2006
Depuis plusieurs années, le Liban connaît un développement sans précédent de son offre de lecture publique grâce au dynamisme de nombreuses municipalités et associations ainsi qu’aux actions entreprises par le ministère de la Culture pour soutenir ces initiatives et les fédérer sur le plan national.
Une politique de soutien à la lecture publique s’est mise en place et elle s’est concrétisée par la création du réseau des centres de lecture et d’animation culturelle du Liban CLAC (A ce jour, 17 CLAC).
Le ministère de la Culture libanais s’est investi dans la création de nouvelles bibliothèques tout en fédérant les unités existantes au sein d’un réseau de « bibliothèques partenaires » (32 bibliothèques associées qui ont signé une convention de partenariat avec le Ministère).
Parallèlement à l’action du Ministère, la société civile s’est mobilisée. Des associations, des municipalités, des groupes culturels et des individus ont fondé des bibliothèques et ont apporté leur soutien aux initiatives existantes. Le réseau le plus important est celui de l’association ASSABILqui compte a présent 25 bibliothèques.
 
Les effets de l’agression israélienne a bouleversé tout le réseau de la lecture publique, il a causé la fermeture d’au moins 45 % des bibliothèques publiques du Liban surtout dans les régions touchées directement ou proches des lieux du combat, comme au sud du Liban, à la Beqaa (à l’est du Liban) et à Beyrouth et sa banlieue.
 
Parmi les 70 bibliothèques publiques recensées et en activité avant 12 Juillet, au moins 33 bibliothèques ont dû fermer leurs portes, 4 bibliothèques au moins ont été atteintes par les bombardements (2 dans la banlieue sud et deux au sud du Liban), et 37 sont restés ouvertes ou partiellement ouvertes.
 
Comme conséquence de la guerre, plusieurs bibliothèques se sont plaintes de l’absence des usagers, mais beaucoup d’autres au contraire, situées dans des localités plus sûres, ont connu un afflux important de visiteurs. En effet, l’agression israélienne a poussé près d’un million de Libanais à se déplacer vers des régions plus sures. De plus, l’arrêt forcé du travail a obligé beaucoup de Libanais à chômer et à rester chez eux. La bibliothèque est alors devenue un lieu privilégié pour passer le temps, tant pour les déplacés que pour les habitants eux-mêmes. Certaines bibliothèques ont connu un nombre record de visiteurs pendant cette période (3 fois en plus que d’habitude), et aussi un nombre record de prêts à domicile (multiplié par 4), les ouvrages les plus demandés étaient les romans, les livres politiques, les ouvrages concernant les religions, ainsi que des livres de culture générale.
De plus, ces bibliothèques sont devenues des centres d’informations où les visiteurs venaient consulter régulièrement les journaux et regarder les nouvelles télévisées.
 
Par ailleurs, au moins 16 bibliothèques ont entrepris des actions envers les déplacés et ont organisé des activités diverses avec les enfants, ces activités allant des nombreuses heures de lecture, dessin, théâtre, vidéo, peinture, bricolage, travaux manuels, à des séances de jeux pour les divertir. La plupart de ces activités se sont déroulées au sein même des bibliothèques, mais aussi dans les lieux de refuges, notamment les écoles.
Enfin, quelques bibliothèques ont participé directement, avec l’aide de nombreuses associations, à la distribution de livres, de cahier de vacances, de jouets, de crayons de couleurs, de pâte à modeler, et toute sorte de matériel destiné aux enfants.  
 
Il faut espérer que ces actions auront contribué non seulement à alléger quelque peu les souffrances causées par cette guerre, mais aussi qu’elles auront été l’occasion, pour ceux et celles qui ne connaissaient pas encore les services des bibliothèques publiques, d’en apprécier la qualité et le plaisir qu’elle peuvent offrir.  
Imad Hashem, Ministère de la Culture (Liban)
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Centre de lecture et d’animation culturelle de Bint Jbeil était aux premières lignes du front
Le Centre de lecture et d’animation culturelle de Haret Horeik, au cœur de la banlieue sud, a été gravement endommagé
 
La bibliothèque de Sayyed Mohammad Hussein Fadlallah dans la banlieue sud a été sérieusement endommagée
 
Par Imad Hachem
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Lundi 28 août 2006

Sur les 150 maisons d’édition actives, 90 avaient leur siège dans la banlieue sud, notamment dans les quartiers qui ont été les plus touchés par les bombardements. 35 entreprises ont vu leurs locaux administratifs, leurs imprimeries ou leurs entrepôts complètement détruits. Le président du syndicat des éditeurs estime les pertes à plus de 75 millions de dollars[1]. Il faut savoir que le livre et l’imprimé représentent un secteur économique important et un marché de l’emploi non négligeable pour le Liban : le secteur comprend en tout près de 150 éditeurs actifs (sur les 700 inscrits au syndicat), 700 imprimeries et 110 librairies. 7500 titres étaient annuellement imprimés dont 2700 nouveaux, principalement à destination du lectorat arabe. C’est grâce au livre et la presse que le Liban parvenait à équilibrer sa balance commerciale dans les échanges de biens culturels. 



[1] Al Hayat, 24/08/06. Article sous droits réservés.
Par collectif bibliban
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Jeudi 31 août 2006

Les bombes « intelligentes » américaines, livrées à Israël pour apporter avec elles « liberté » et « démocratie », ont atteint quatre bibliothèques publiques, qui représentaient le seul équipement culturel et tout simplement le seul espace public dont disposait une population démunie et traditionnellement marginalisée. Ces centres faisaient un excellent travail de promotion de la lecture-plaisir et venaient aussi en appui aux écoles en l’absence de bibliothèques scolaires, ils étaient un lieu de participation culturelle, d’ouverture sur le monde et d’apprentissage de la diversité culturelle.

Les centres de lecture et d’animation culturelle (CLAC) de Haret Horeik dans la banlieue sud, et de Jbaa au sud Liban ont subi des dégâts à l’intérieur de la bibliothèque et dans la salle d’animation : télévision et ordinateurs abîmés,  beaucoup de livres déchirés, étagères tombées ou cassées, vitres cassées et autres meubles comme des bureaux, tables et chaises ont également été endommagés. Les panneaux à l’entrée de la bibliothèque ont été arrachés.

La route menant au centre de lecture et d’animation culturelle de Bint Jbeil (sud Liban) est toujours risquée, car pleine de bombes à fragmentation. Les premières informations obtenues parlent de dégâts très importants puisque le bâtiment où se trouve le CLAC a été touché directement,  mais il semble que le CLAC soit toujours debout. Le bâtiment comprenait egalement un lycée et une grande salle de spectacles.

 

  La bibliothèque municipale Taybé au Liban sud, ravissant petit bâtiment patrimonial à tuiles rouges situé sur la place du village, a été touchée directement par les bombardements israéliens, une bombe a même explosé au sein de la bibliothèque.

Selon le maire, la bibliothèque est hors usage, il estime les dégâts à 90 %.(livres, ordinateurs, meubles...) Le bâtiment est criblé, et la bibliothèque a besoin d’être reconstruite ou au moins d’être restaurée et réhabilitée.

 

Imad Hashem, Ministère de la Culture (Liban)

Par Imad Hashem
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Vendredi 1 septembre 2006
Beyrouth dispose de belles librairies, sans commune mesure avec celles que l’on peut trouver dans les différents pays de la région, avec de belles vitrines et un bon choix des titres les plus recents parus en arabe, français et en anglais.  Leur activité a été réduite au minimum cet été, et en cette fin d’août l’activité reprend tout doucement, 30% selon quelques libraires[1]. La presse internationale commence timidement à arriver. Mais la vente des livres scolaires, qui constitue une part très importante de l’activité des librairies, est retardée par le blocus. De plus, certaines librairies n’avaient pas eu le temps, début juillet, d’assurer les livres requis pour les lectures de vacances. Bon prétexte pour les élèves, et important manque à gagner pour les libraires ! Durant la saison d’été, beaucoup comptaient aussi sur la clientèle des touristes et libanais de passage, demandeurs des guides touristiques et d’ouvrages d’information sur le Liban. Il faut espérer que l’action entreprise par les bibliothèques et les associations pour la promotion de la lecture puisse à long terme donner une dynamique au marché interne du livre, indépendamment des aléas de la situation politique ou sécuritaire.  


[1] Carla Henoud. « Les librairies à l’heure des bilans : La culture en veilleuse » in L’Orient le Jour, mercredi 30 août 06. Article sous droits réservés
 
Par collectif bibliban
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Mardi 12 septembre 2006

Par collectif bibliban
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Jeudi 14 septembre 2006

 

Avant / Après

Bint Jbeil est une grosse bourgade à la frontière Sud du Liban, connue pour sa longue tradition d’intellectuels.  Le Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC) de Bint Jbeil, inauguré en 2001, était le fruit d’un partenariat entre l’Agence de la Francophonie, le ministère de la Culture et la municipalité. La bibliothèque du CLAC, riche de  5000 volumes en arabe, français et anglais, disposait d’un espace de 140m2 environ et pouvait recevoir 70 lecteurs. Le bâtiment qu'elle occupait comprenait également un lycée et une grande et belle salle de spectacles, où la  bibliothèque organisait ses animations. Le CLAC connaissait de forts taux de fréquentation, et un nombre important de prêts.    

La bibliothèque a été touchée par plusieurs obus, qui ont sérieusement endommagé les murs et les fenêtres ; l'un d'entre eux a explosé à l'intérieur. détruisant  plus de 30% du matériel, les équipements audiovisuels et informatiques notamment, ainsi que tous les jeux éducatifs. Trois obus ont explosé dans la salle de spectacle, détruisant le tiers des 500 sièges, et les équipements de projection cinématographique. 1000 livres ont été perdus.

 

Les dommages matériels, nonobstant les dégâts du bâtiment, sont  estimés à 44 000 $ soit 35 000 euros. 

Plus de photos: http://bibliban.over-blog.com/album-251275.html

Situation au 10 septembre 2006

 

Par collectif bibliban
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Vendredi 15 septembre 2006

Avant / Après

La bibliothèque occupait une surface de 150 m2 environ, et disposait d'un espace de 180 m2 pour l'animation.  Elle comprenait 4000 volumes et pouvait recevoir 34 lecteurs.

Des obus sont tombés à côté de la bibliothèque qui a perdu ses fenêtres et portes, les murs criblés des impacts de shrapnells, les rayonnages sont tombés et une partie (environ 30%) de l'équipement et de l'ameublement est détruit. Un millier d'ouvrages est détérioré ou perdu. Les pertes sont estiméees à 30 000 $ soit 25 000 euros.

 

Plus de photos : http://bibliban.over-blog.com/album-251850.html

Données au 15 septembre 2006 

Par collectif bibliban
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Lundi 18 septembre 2006

 

 

Avant / Après

 

La bibliothèque de Taybeh (Liban Sud) était installée dans une jolie bâtisse à tuiles rouges récemment restaurée, avec un jardin, sur la place du village. Elle occupait une surface de 170 m2, comprenait 4000 volumes et pouvait recevoir 40 lecteurs. Plusieurs obus sont tombés à l'intérieur même de la bibliothèque.  La toiture et les murs sont gravement endommagés, le bâtiment a besoin d'être entièrement restauré. Les dégâts sont évalués à 90% de l'existant, soit 90 000 $ ou 75 000 euros.  

 

 

    

 

Données au 15 septembre 2006

 

 

Par collectif bibliban
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